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Sous le masque rouge et bleu se cache bien plus qu'un adolescent mordu par une araignée. Depuis 1962, Spider-Man est devenu l'un des super-héros les plus populaires de la planète. Mais derrière ses acrobaties se cachent des hasards, des accidents de parcours et des secrets que même les fans aguerris ignorent parfois. Préparez-vous : voici une plongée dans les faits les plus étonnants, surprenants et 100 % véridiques sur le Tisseur. Certains vont vous faire voir l'homme-araignée d'un tout autre œil.

Spider-Man est né dans un magazine déjà condamné à disparaître

En août 1962, Spider-Man fait sa toute première apparition dans les pages d'Amazing Fantasy #15. Ce qu'on oublie souvent, c'est que ce magazine était déjà voué à mourir : ses ventes s'effondraient et Marvel avait décidé d'en faire son dernier numéro. C'est précisément parce que la revue était en fin de vie que le scénariste Stan Lee a pu se permettre de tester un personnage aussi risqué qu'un ado-araignée, sans grand-chose à perdre. Épaulé par le dessinateur Steve Ditko, le Tisseur cartonne… et le numéro censé être un enterrement devient l'un des plus vendus de l'éditeur. On vous raconte toute cette histoire dans notre article sur le comic légendaire qui a donné naissance à Spider-Man.

Son propre éditeur était persuadé que ça ne marcherait jamais

Selon les souvenirs de Stan Lee, son éditeur Martin Goodman a détesté l'idée dès le départ, et ses arguments étaient nombreux. D'abord, beaucoup de gens ont peur des araignées : bâtir un héros sur cet animal risquait de faire fuir les lecteurs. Ensuite, à l'époque, un adolescent ne pouvait être qu'un faire-valoir, un side-kick collé aux basques d'un adulte, jamais le héros principal. Enfin, un personnage aussi accablé de problèmes personnels semblait tout sauf vendeur. Stan Lee, lui, était convaincu du contraire : il voulait un héros auquel la jeunesse pourrait s'identifier, avec de vrais soucis d'argent, de cœur et de solitude. L'Histoire lui a donné raison de façon spectaculaire.

La phrase la plus célèbre du héros n'a jamais été prononcée par l'oncle Ben

« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » : c'est LA maxime de Spider-Man, celle qui résume toute sa morale. Mais accrochez-vous — dans Amazing Fantasy #15, l'oncle Ben ne la prononce jamais. À l'origine, cette phrase apparaît sous la forme d'une simple légende de narration, glissée dans la toute dernière case du récit, sans être attribuée à un personnage précis. Ce n'est que bien plus tard que les scénaristes l'ont rétroactivement mise dans la bouche de l'oncle Ben, jusqu'à en faire son ultime testament moral. Aujourd'hui, impossible d'imaginer le Tisseur sans elle. On lui a même consacré un décryptage entier : la phrase qui définit Spider-Man.

Le masque intégral était une petite révolution

Le costume dessiné par Steve Ditko cache un vrai coup de génie : un masque qui recouvre entièrement le visage, yeux compris. À une époque où les héros exhibaient fièrement leur mâchoire carrée, ce choix était audacieux. Mais il permettait surtout une chose magique : n'importe quel lecteur, quelle que soit sa couleur de peau ou son origine, pouvait s'imaginer sous ce masque. Ajoutez à cela les fines toiles d'araignée dessinées sur tout le costume et les fameuses palmures sous les bras, et vous obtenez l'une des tenues les plus reconnaissables de toute la pop culture. Les vrais fans y traquent d'ailleurs une foule de petits détails : on en a réuni quelques-uns dans notre article sur les détails cachés du costume que seuls les vrais fans ont remarqués.

Ses lance-toiles prouvent que Peter est un génie… ce que le cinéma a oublié

Voici un détail qui divise les fans depuis des décennies. Dans les comics, Peter Parker ne tire pas la toile directement de ses poignets : il invente lui-même des lance-toiles mécaniques et un fluide adhésif de sa propre composition. Ce point est essentiel, car il rappelle que le vrai super-pouvoir de Peter, avant sa force et son agilité, c'est son intelligence scientifique hors norme. Dans la trilogie de Sam Raimi (2002), le parti pris fut de rendre ces toiles « organiques », jaillissant directement de son corps, au grand dam des puristes. Les films suivants, comme The Amazing Spider-Man (2012), sont d'ailleurs revenus aux lance-toiles mécaniques d'origine. Envie de faire le tour de son arsenal ? On a détaillé quels sont vraiment les pouvoirs de Spider-Man.

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Sa toile disparaît d'elle-même au bout d'une heure

Petit détail de génie signé Stan Lee et Steve Ditko : le fluide de Spider-Man se dissout tout seul environ une heure après avoir été projeté. Pourquoi cette précision ? Tout simplement pour éviter que New York ne se retrouve tapissée de toiles collantes après chaque combat. Ce souci du réalisme, plutôt rare pour l'époque, participe grandement à rendre le personnage crédible : même ses gadgets obéissent à une forme de logique. C'est un parfait exemple de la rigueur qui se cache derrière l'apparente légèreté du Tisseur.

Le costume noir a été imaginé par un simple fan… payé 220 dollars

Accrochez-vous, celui-ci est savoureux : le mythique costume noir de Spider-Man n'est pas sorti de l'imagination d'un dessinateur star, mais de celle d'un lecteur ordinaire. Au début des années 1980, un jeune fan nommé Randy Schueller envoie son concept de tenue noire à Marvel, qui lui rachète l'idée pour la modique somme de 220 dollars. Introduit lors de la saga Secret Wars (1984), ce costume se révèle finalement être un symbiote extraterrestre vivant. Quand Peter parvient à le rejeter, la créature se venge en fusionnant avec un autre homme pour donner naissance à… Venom, l'un de ses pires ennemis. Pas mal, pour une idée à 220 dollars. Le noir figure évidemment parmi les tenues les plus mythiques du Tisseur.

La mort de Gwen Stacy a fait basculer toute une époque des comics

En juin 1973, un numéro fait l'effet d'une bombe : le Bouffon Vert précipite Gwen Stacy, le grand amour de Peter, du haut d'un pont. Spider-Man tente de la rattraper in extremis avec sa toile… mais un petit « SNAP ! » dessiné près de sa nuque suggère que c'est le choc de l'arrêt brutal qui lui a été fatal. Pour la première fois, le héros échoue à sauver l'être aimé, et rien ne pourra réparer cela. Les historiens de la bande dessinée considèrent souvent cet épisode comme la fin de l'« âge d'argent » des comics et le début d'une ère bien plus sombre et adulte. Rarement une seule case aura autant marqué le neuvième art.

Au Japon, Spider-Man pilotait un robot géant

En 1978, le studio japonais Toei lance sa propre série live consacrée à Spider-Man, et elle n'a presque rien à voir avec l'original. Ici, le héros s'appelle Takuya Yamashiro et, en plus de grimper aux murs, il pilote un gigantesque robot de combat baptisé Leopardon pour terrasser des monstres géants. Ce mélange improbable de super-héros et de mecha a eu une influence colossale : il a directement inspiré le genre des Super Sentai, c'est-à-dire l'ancêtre des célèbres Power Rangers. Longtemps méconnue en Occident, cette version totalement déjantée a fini par être officiellement intégrée au multivers de l'araignée.

Le mème « Spider-Man qui se pointe du doigt » date de 1967

Vous avez forcément déjà croisé cette image : deux Spider-Man identiques qui se pointent mutuellement du doigt, devenue l'un des mèmes les plus utilisés d'internet pour illustrer deux choses interchangeables. Son origine ? Un épisode de la série animée de 1967 intitulé « Double Identity », dans lequel Spidey se retrouve nez à nez avec un imposteur déguisé en lui. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette scène kitsch connaît une seconde vie planétaire sur les réseaux sociaux. La même série nous a d'ailleurs offert le générique culte « Spider-Man, Spider-Man, does whatever a spider can », resté dans toutes les mémoires.

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Le poster symbiote
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Miles Morales a changé la donne en 2011

En 2011, Marvel prend un risque énorme : et si, dans un univers parallèle, Peter Parker mourait et laissait le masque à un autre ? C'est ainsi que naît Miles Morales, un adolescent afro-latino de Brooklyn, sous la plume de Brian Michael Bendis et le crayon de Sara Pichelli. D'abord accueilli avec méfiance par une partie des fans, Miles est devenu en quelques années l'un des personnages les plus aimés de toute la franchise, star de jeux vidéo et héros du film d'animation oscarisé Spider-Man: New Generation. Il incarne à merveille l'idée fondatrice du personnage : n'importe qui peut se cacher derrière le masque. On vous dit tout sur qui est Miles Morales, ce nouveau Spider-Man adoré des fans.

Il existe une quasi-infinité de Spider-Man

Cochon-araignée, Spider-Man 2099, Spider-Gwen, Spider-Man Noir des années 1930… saviez-vous qu'il existe des dizaines de versions différentes de Spider-Man réparties à travers le multivers ? Ce concept vertigineux a explosé avec l'événement comics « Spider-Verse » (2014), qui réunissait pour la première fois tous ces Tisseurs venus de dimensions parallèles. Porté au grand écran en 2018, Spider-Man: New Generation a d'ailleurs décroché l'Oscar du meilleur film d'animation, une grande première pour le studio Sony. L'idée est aussi simple que géniale : chaque monde possède SON araignée. Plongez dans le Spider-Verse, cet arc événement qui a redéfini l'univers du Tisseur.

Le « spider-sense », un sixième sens qui le prévient avant le danger

Parmi tout son arsenal, il y a un pouvoir que Spider-Man ne doit ni à sa force ni à son agilité : le fameux spider-sense, ou sens d'araignée. Il s'agit d'une sorte de sixième sens qui l'alerte d'un danger imminent, souvent décrit comme un picotement à l'arrière du crâne, parfois avant même que la menace ne se manifeste vraiment. C'est ce radar interne qui lui permet d'esquiver des balles, de sentir une embuscade dans son dos ou de deviner un piège. Sans lui, même avec toute son agilité, le Tisseur serait bien plus vulnérable qu'on ne l'imagine. On a consacré un décryptage complet à ce spider-sense, l'arme invisible de Spider-Man.

Spider-Man a pulvérisé des records au box-office

Le Tisseur n'a pas seulement conquis le papier, il a aussi affolé les compteurs au cinéma. En 2002, le premier film de Sam Raimi devient le tout premier long-métrage de l'Histoire à dépasser les 100 millions de dollars de recettes sur un seul week-end aux États-Unis. Près de vingt ans plus tard, Spider-Man: No Way Home (2021) franchit la barre des 1,9 milliard de dollars dans le monde, s'installant parmi les plus gros succès de tous les temps, un exploit d'autant plus fou pour un film sorti en pleine pandémie. Le secret de ce triomphe ? La réunion inédite à l'écran des trois acteurs ayant incarné Spider-Man au cinéma : Tobey Maguire, Andrew Garfield et Tom Holland.

Stan Lee apparaît dans presque tous les films Marvel

Impossible de parler de Spider-Man sans évoquer son papa spirituel, Stan Lee. Le co-créateur du Tisseur avait pris l'habitude d'apparaître le temps d'un clin d'œil dans presque tous les films Marvel : un passant, un livreur, un invité de mariage, un conducteur de bus… Ces caméos sont devenus un véritable jeu de piste pour les fans, qui les traquent à chaque nouvelle sortie. Dans les longs-métrages consacrés à l'araignée, on l'a vu à plusieurs reprises glisser une réplique amusante avant de disparaître. Son apparition dans Spider-Man: New Generation, fin 2018, a pris une saveur toute particulière : elle compte parmi ses toutes dernières, l'auteur s'étant éteint en novembre de cette même année.

Peter Parker doit son nom à la mauvaise mémoire de Stan Lee

Peter Parker, Reed Richards, Bruce Banner, Matt Murdock… vous avez remarqué le point commun ? Stan Lee adorait les noms dont le prénom et le nom commencent par la même lettre. La raison est étonnamment terre à terre : l'auteur reconnaissait avoir une mémoire défaillante, et ces sonorités répétées l'aidaient à retenir bien plus facilement ses nombreux personnages. Le doux nom de Peter Parker n'est donc pas le fruit d'une inspiration mystique, mais d'une petite astuce mnémotechnique. Un secret de fabrication aussi banal qu'attachant, qui en dit long sur l'artisanat des comics de l'époque.

Une comédie musicale à 75 millions de dollars… et des cascades qui tournent mal

Peu de gens le savent, mais Spider-Man a eu droit à sa propre comédie musicale à Broadway : « Spider-Man: Turn Off the Dark ». Avec des chansons composées par Bono et The Edge, du groupe U2, et un budget avoisinant les 75 millions de dollars, elle reste l'une des productions les plus chères de l'histoire de Broadway. Mais le spectacle est surtout resté célèbre pour ses déboires : lors des représentations, plusieurs cascadeurs suspendus par des câbles ont été blessés, provoquant un véritable scandale médiatique. Voler comme Spider-Man, même sur une scène de théâtre, ne s'improvise décidément pas.

Un exemplaire de sa première apparition s'est vendu 3,6 millions de dollars

Combien peut valoir la toute première apparition de Spider-Man ? En 2021, un exemplaire d'Amazing Fantasy #15 en état quasi parfait a été adjugé pour la somme vertigineuse de 3,6 millions de dollars aux enchères, un record pour un comic book à l'époque. De quoi rappeler que ces vieux magazines vendus à l'origine quelques cents sont devenus de véritables trésors patrimoniaux. Tout le monde ne peut évidemment pas s'offrir une telle pièce, mais on peut célébrer le Tisseur autrement, par exemple avec nos figurines Spider-Man qui trônent fièrement sur une étagère.

« Pizza time » : le mème né d'un jeu vidéo

Si vous fréquentez internet, vous avez sûrement croisé l'expression « pizza time ». Elle vient des missions de livraison de pizza du jeu vidéo Spider-Man 2, sorti en 2004 et adapté du film de Sam Raimi. Chronométrées et accompagnées d'une petite musique stressante devenue culte, ces missions consistaient à traverser la ville en un temps record pour livrer des pizzas encore chaudes. Détestées par certains joueurs, adorées par d'autres, elles sont devenues avec les années un authentique mème nostalgique. Comme quoi, même en livreur de pizzas, Peter Parker parvient à marquer les esprits.

Figurine Spider-Man Classique Sam Raimi
L'icône Sam Raimi
Figurine Spider-Man Classique Sam Raimi

Du jeu culte aux « pizza time », l'ère Raimi a marqué toute une génération. Cette figurine classique rend hommage au Spider-Man qui a tout lancé au cinéma.

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Voilà de quoi briller à la prochaine soirée entre fans ou glisser une anecdote imparable dans une discussion. Derrière chaque toile lancée, Spider-Man traîne soixante ans d'histoires, de hasards heureux et de coups de génie. Et vous, lequel de ces faits vous a le plus surpris ?

Questions fréquentes sur Spider-Man

Qui a créé Spider-Man et en quelle année ?

Spider-Man a été créé par le scénariste Stan Lee et le dessinateur Steve Ditko. Le personnage apparaît pour la première fois dans le comic Amazing Fantasy #15, publié en 1962 aux États-Unis. On y suit Peter Parker, un lycéen timide et brillant, qui acquiert ses pouvoirs après la morsure d'une araignée radioactive.

Pourquoi Spider-Man porte-t-il parfois un costume noir ?

Le costume noir apparaît dans les années 1980, lors de la saga Secret Wars. Il se révèle être un symbiote extraterrestre vivant qui cherche peu à peu à prendre le contrôle de Peter. Rejeté par le héros, ce symbiote donnera ensuite naissance à Venom, l'un de ses ennemis les plus emblématiques.

Qui est Miles Morales ?

Miles Morales est un second Spider-Man, créé en 2011. Adolescent afro-latino vivant à Brooklyn, il reprend le flambeau dans un univers parallèle après la disparition de son Peter Parker. Il est notamment le héros des films d'animation Spider-Man: New Generation et Across the Spider-Verse, qui l'ont fait connaître au grand public.

Qui a vraiment dit « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » ?

Contrairement à une idée très répandue, cette phrase n'est pas prononcée par l'oncle Ben dans le tout premier récit : elle y apparaît comme une simple légende de narration, en 1962. Ce n'est que par la suite qu'elle a été attribuée à l'oncle Ben, jusqu'à devenir son testament moral. Elle fait aujourd'hui partie des phrases cultes qui ont marqué l'histoire du cinéma et des comics.

Pourquoi existe-t-il autant de Spider-Man différents ?

Parce que l'univers Marvel repose sur le concept de multivers : une multitude de mondes parallèles, chacun possédant sa propre version de Spider-Man. Peter Parker, Miles Morales, Spider-Gwen ou encore Spider-Man 2099 coexistent ainsi à travers les dimensions. C'est précisément tout le sujet de l'événement Spider-Verse, qui les réunit pour la première fois au même endroit.

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